Quelques informations générales

 

Ce site consacré à Hikaru no Go est consacré au Go et à la culture japonaise bien plus qu'au manga, ici pas ou peu d'images, de wallpapers, de plugins divers. Vous les trouverez ailleurs sans difficulté.

On trouvera sur ce site l'essentiel des liens utiles concernant Hikaru no Go sur Internet

Autres liens
Sensei's Library
, en anglais, très riche et pas seulement pour Hikaru
Toutes les parties du manga sont ici
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Takeshi Obata, le dessinateur

 

La série est paraît-il supervisée par une 5èm dan pro, UMEZAWA Yukari (qui est aussi mannequin) mais il semble qu'elle soit citée plus pour faire joli qu'autre chose ; dans l'original de nombreuses indications sur le jeu de Go sont données, il en sera de même ici (mais l'auteur de ces lignes n'est pas 5èm dan pro ...). Voir une partie d'UMESAWA Yukari


 

Les manga
Les japonais comptent parmi les plus grands dévoreurs de BD (manga) du monde ! Vendus sous forme de gros volumes imprimés sur du papier bon marché les manga sont de loin les plus forts tirages de l'édition (Science-fiction, polar, érotisme*) ... on en trouve dans tous le genres, de la fleur bleue au plus hard ! Et pour tous les publics.
Le manga se lit vite et partout : dans le métro, chez le coiffeur, au restaurant ... une fois lu, il est abandonné sur place afin que quelqu'un d'autre en profite. On en trouve tellement sur les porte-bagages des trains, sur les tables de bistrot, qu'on peut se demander si quelqu'un les achète. 

Les manga sont prépubliés dans des magazines et c'est le succès auprès du public qui décide de la publication en livres. Dans chaque magazine il y a un formulaire d'enquête pour connaître les goûts des lecteurs.


Magazine Jump

 

Collectionneurs de mangas, vous savez ce qu'il vous reste à faire ... et si vous voulez vous habiller comme les personnages ...
En savoir plus
* certains de ces mangas érotiques sont des pastiches d'autres mangas, on les appelle des hentai; il y a évidemment des hentai d'Hikaru no Go 

Les effets de ce manga sur le Go au Japon
Le jeu de Go était en nette perte de vitesse depuis une vingtaine d'années au Japon. En 1982, le tournoi national des scolaires rassemblait 2 307 compétiteurs. Il était tombé à environ 1 400 en 1992 et il a fallu attendre 2001 pour battre le record de 1982 avec 2 314 participants.
De même, le tournoi des lycées atteint 4 216 participants en 2001, le dernier record datant de 1980 (4 138 participants).
Ce renouveau est attribué au manga bien sûr mais aussi aux efforts des associations japonaises, de la Nihon kiin en particulier. Cette dernière entend bien surfer sur la vague et envisage de créer un événement de Go basé sur les aventures d'Hikaru.
D'après le Yomiuri Shimbun, 22 sept. 2001 


Ceci est un "cosplay"
(Costume player)

Pour ceux qui ne savent pas jouer au Go
Il est vivement conseillé d'apprendre les bases du jeu. Pour en savoir plus (en anglais).
La règle du Go en bande dessinée
Prenez connaissance de l'histoire du Go 
Lisez aussi le récit du voyage d'un joueur de Go français dans le monde du Go japonais contemporain. 
Lisez le compte-rendu et des photos du voyage à Tokyo des trois champions de France de Go "jeune" en août 2002
Le jargon du Go est ici ou chargez ce fichier *csv (19ko). Il s'agit des termes japonais utilisés dans le monde occidental.
Un autre lexique, avec commentaires et schémas mais encore incomplet.
Et encore un autre
Un professeur de Go

 

Les problèmes de traduction

L'original est en japonais et le japonais se lit de droite à gauche quand il est écrit de haut en bas. Pour le français, c'est le contraire, pour l'anglais aussi. Il semble que les traducteurs du japonais à l'anglais se soient peu préoccupés de cet aspect de la chose.
Les amateurs occidentaux de manga ont l'habitude de les lire à la japonaise, mais les joueurs de Go peut-être pas. Nous avons souhaité la meilleure compréhension possible de cette BD et pour cela il a été nécessaire d'inverser de nombreuses pages, images ou fractions d'images. Dans quelques cas, cela a été impossible. Il a fallu aussi agrandir certains phylactères. Si d'aventure des kanjis ont été pris dans des inversions ou symétries d'image, c'est une distraction.

Le traducteur du japonais à l'anglais a usé de conventions adaptées à la langue anglaise en ce qui concerne les termes de japonais utilisés au sein du manga. Ces conventions ne sont pas toujours adaptées à la langue française. Ainsi le nom Touya serait plus fidèlement reproduit en français par Tôya, l'idéal étant un o avec une barre horizontale au-dessus; c'est un o allongé qu'il faut entendre. De même pour Oza ou le .

Les problèmes de traduction se sont naturellement posés aux traducteurs japonais-anglais, ce qui déchaîne les passions (en anglais et aussi en japlish). 

Une grosse erreur de traduction qui a fait des ravages chez les amateurs français de manga  : Chapitre 1, page 20. Les termes employés en japonais sont Kami no itte. Kami ne signifie pas Dieu, notion inconnue de la culture japonaise (voir plus loin), mais "les esprits", ce qui est supérieur. Te, c'est le coup (jouer un coup). Le traducteur du japonais à l'anglais (la version la plus connue, celle de chez Toriyama) n'a pas voulu traduire "un coup" par move, seul terme employé par les joueurs de Go anglo-saxons, sous prétexte qu'au Go les pierres ne se déplacent pas. Il utilise hand à la place. Dès lors la confusion était inévitable même si "le coup de la main de Dieu" ne veut rien dire. Il s'agit du jeu supérieur, du jeu des esprits, du jeu parfait, divin.

La culture japonaise

A lire
La vie quotidienne au Japon au début de l'ère moderne (1868-1912), Louis Frédéric, Hachette 1984
Comment le Japon est passé de l'âge féodal au monde moderne en une génération et les conséquences de ce bouleversement sur les japonais d'aujourd'hui.

Les formes de politesse

Parfaitement intraduisibles en français. Elles ne sont donc pas traduites du tout.

San : suffixe de niveau de politesse standard qui s'applique toujours, valable pour les hommes et les femmes. Hikaru appelle son copain Tsutsui-san.

Kun : suffixe plutôt masculin qui s'applique aux personnes plus jeunes : un professeur l'utilisera pour ses étudiants ou ses chargés de recherche plus jeunes que lui. A l'inverse, ses étudiants l'appelleront non pas -san mais sensei (que l'on traduit souvent par maître). Akira dit Hikaru-kun.

Chan : assez familier, connotation un peu féminine ; s'applique souvent à des jeunes enfants féminins dans le primaire mais peut aussi s'utiliser en parlant de sa petite sœur même si elle a bien grandi. Pour la grand-mère, obaatchan peut être utilisé par un petit-fils ou une petite-fille quand il ou elle s'adresse à sa grand-mère. La mère d'Hikaru dit "Bonjour Akari-chan".

Voir ici

Les japonais et la religion
Périodiquement Sai médite sur sa triste condition et fait référence à Dieu alors que l'idée métaphysique d'un Dieu unique n'existe pas au Japon. On peut même dire que le peuple japonais est bien peu mystique. Les deux cultes pratiqués sont le shintô, purement japonais, et le bouddhisme, importé de Chine; on ne peut guère donner le nom de religion à ces deux cultes qui ont presque toujours cohabité paisiblement, les temples shinto abritant souvent des moines bouddhistes et vice-versa. Voir aussi ici.

Les niveaux de langage
Une autre manière d'exprimer la politesse. La langue française permet sans doute autant de subtilités que la langue japonaise mais les français n'usent pas autant que les japonais de ces subtilités. Exemple :
- meshiagari ni natte kudasaimase : nous feriez vous la grâce de vous restaurer ?
- meshiagari ni narimasenka : voulez-vous vous restaurer ?
- meshiagari kudasai : veuillez vous restaurer
- tabete kudasai : veuillez manger
- tabete kureru : mangez, s'il vous plait
- tabete : mangez
- tabe nasai : mange
- taberô : mange
- kue : bouffe

Quelques articles pour mieux comprendre le Japon et les japonais
Le Japon vu par des élèves de l'X
Pourquoi n'est-on pas heureux au Japon ?
(au boulot)
Tranches de vie
Les noms et les prénoms
Apprendre le japonais
Dictionnaire japonais de géographie et voyages

Quelques mots de japonais
Sensei, on l'a vu ci-dessus, on traduit par maître
Sempaï
: l'aîné auquel on doit le respect; un an d'écart suffit.
Kohai : le terme que le sempaï utilisera pour s'adresser à un plus jeune que lui.
Gaksei, c'est l'élève
Ramen
, les nouilles chinoises
Soba, encore des nouilles mais japonaises
Zabuton, le coussin qu'on met sous les genoux pour jouer accroupi
Insei, que les joueurs de Go comprennent comme apprenti professionnel de Go. Ce n'est pas si simple.

Daigaku = Université
Gaku sei =  étudiant
Daigakuin = étudiant troisième cycle  

Nihon Kiin = Association Japonaise de Go 
Nihon Kiin sei 

Daigaku sei = étudiant à l'université
Daigakuin sei = insei (en abrégé)


= insei (en abrégé) = étudiant de Go

 


Le mot go veut dire cinq en japonais,
c'est sans doute pourquoi Hikaru
porte souvent un vêtement à ce chiffre.

 

Les cycles d'étude
Au Japon, il y a six ans de primaire et trois de collège contrairement à la France. Au début de l'histoire, Hikaru a douze ans et est encore en primaire, il n'a pas le droit de jouer en collège ... En gros Hikaru est en quatrième et un troisième année de collège serait en terminale.