Jeu de morpion : gomoku narabe
(naraberu : aligner),
version "améliorée" du morpion bien connu; des règles
additionnelles équilibrent le jeu, sinon noir gagne trop facilement. Les
pierres et le damier de Go, le goban, se prêtent très bien à
ce jeu.
On en parle ici sous le nom de Pente
et ici sous le nom de Gomoku-ninuki
A visiter aussi la Renju International Federation.
Jeu en ligne sur Playsite.
D'autres liens.
Heian : L'ère de Nara commence au début du
VIIIèm siècle, avec l'installation de la première capitale permanente du pays à Nara. Vers la fin du siècle, celle-ci a été transférée à
Kyoto (Heian), ce qui a marqué le début de l'époque de Heian qui va
de 781 à 1125.
Durant cette période, les grandes familles de la Cour ont joué un rôle politique très important et une culture japonaise originale s'est
épanouie, en particulier en se différenciant de la culture chinoise.
Cette culture n'appartenait qu'à la cour, en aucun cas au peuple
japonais lequel vivait dans le plus grand dénuement. Cette ère n'a
rien à voir avec l'ère des bushis (guerriers, samouraïs) qui commence
au XIIIèm siècle.
C'est l'époque
où le Go s'installe à la cour Impériale japonaise.
A lire : La vie de cour dans l'ancien Japon, Ivan Morris,
Gallimard (collection La suite des temps) 1980
Le costume de Sai
C'est le vêtement porté de façon usuelle par les nobles de l'époque
Heian et appelé kariginu. C'était à l'origine un vêtement
pour la chasse au faucon. A ne pas confondre avec le sokutai ou
vêtement de cérémonie qui ressemble au vêtement encore porté de nos jours par les
prêtres shinto.
Le kariginu se caractérise par :
Le eboshi : chapeau noir
Le sashinuki : pantalon à pattes très larges, que l'ont peut
éventuellement fermer avec des sortes de rubans.
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La partie que Sai joue avec l'autre
Maître de Go a été jouée en 1669 par Honinbo
Dosaku et Chitestsu Yasui
Honinbo Shusaku : Honinbo n'est ni un nom, ni un prénom, c'est
ici un titre. Au début du XVIIèm siècle, Tokugawa Ieyasu
s'est emparé du pouvoir shôgunal, c'est un passionné de Go. Il
structure l'administration du jeu et en particulier fonde quatre écoles
dont l'école Honinbo, du nom d'une pagode du temple Jyakôji à Kyoto.
Un des prêtres de ce temple bouddhiste, Nikkai, était le plus fort
joueur de son temps et y entretenait une école de Go. Les quatre
écoles de Go ont été en compétition pendant toute la période Edo
(1603-1868) et le Honinbo est tout simplement le meilleur joueur de l'école
Honinbo, celui qui la représente au tournoi annuel qui a lieu devant le
Shôgun. L'école Honinbo était probablement la plus forte des quatre
écoles. Le dernier représentant de l'école Honinbo a été Shusaï
décédé en 1938.
Le titre existe toujours mais attaché à un tournoi
sponsorisé par un journal.
Les autres écoles sont Yasui, Inoue et Hayashi.
Kawahara
SHUSAKU 1829-1862
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Les réformes de la fin de l'époque Tenpô
(1830-1843) ont conduit à une politique d'austérité : compression
budgétaire, retour aux origines agrariennes du régime.
" Tadakuni dut attendre (...) 1841 pour appliquer les projets de réforme
qu'il tenait prêts depuis longtemps. Pour commencer, il abolit les
organisations de commerçants, d'artisans et de transporteurs: il
entendait ainsi mettre fin aux privilèges des grandes corporations,
dans le but de soumettre directement les travailleurs au pouvoir
gouvernemental. Puis il fit entreprendre l'assèchement et le drainage
de l'Imba-numa, un grand étang qui se situait à une quarantaine de
kilomètres à l'est d'Edo (Tokyo), afin de livrer de nouvelles terres
à la culture du riz. Enfin, il voulut faire procéder au regroupement
des fiefs parcellaires, dans un premier temps autour d'Osaka, mais dans
l'intention de poursuivre autour d'Edo et dans tout le Japon ce redécoupage
des domaines seigneuriaux. L'objectif de cette opération était d'ordre
fiscal. En effet, les taux de redevances pratiqués dans les fiefs des
daimyo étaient d'une façon générale plus avantageux pour le seigneur
que dans le domaine du shogun: il s'agissait donc de confisquer les
parcelles isolées de fiefs au profit du shogun, en cédant en échange
des terres du domaine shogunal, si possible mitoyennes du fief principal
du daimyo lésé. Il va sans dire que la résistance des daimyo fut
vive, jusque dans le grand conseil du bakufu (gouvernement shogunal), et
Tadakuni dut démissionner en 1843." (Encyclopaedia Universalis)
La chronologie du Japon est basée sur
des ères, lesquelles sont divisées en ères plus petites, ce qui n'est
pas simple à suivre pour un occidental.
Perry : Du milieu du XVIIèm siècle
à la fin du XVIIIèm, le Japon vécut dans la quiétude la
plus absolue (…). Il fallut pourtant les deux voyages du commodore américain
Perry, en juillet 1853 et en 1854, et le séjour prolongé du consul
Harris pour que le Japon signe des traités commerciaux. En 1859, outre
les États-Unis, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Russie et la
France furent autorisés à envoyer des négociants dans les ports de
Yokohama, Nagasaki et Hakodate. (Encyclopaedia Universalis)
Avant la visite du Commodore Perry, seuls les Pays-Bas étaient autorisés
au Japon. Toutefois, si le Japon était volontairement isolé du monde
extérieur, certaines élites se tenaient parfaitement au courant de ce
qui se passait ailleurs. En particulier, ce qui se passait en Chine leur
était bien connu et ne manquait pas de les inquiéter au plus haut
point. Ces responsables japonais savaient que l'ère du splendide
isolement était fini.
La coopération franco-japonaise commence avant le début de
l'ère Meiji, dès
1858. Le système métrique par exemple a été introduit au
Japon avant 1868.
Un pro
: c'est-à-dire un joueur de Go professionnel. Il y en a environ 400 au
Japon; il y en a aussi en Chine et en Corée. Les pros occidentaux
existent aussi mais on ne les compte que sur les doigts d'une main.
Un joueur de Go professionnel gagne sa vie en participant à des
tournois dotés (par la presse, la télévision, les grandes
entreprises), en publiant des articles et des ouvrages techniques, en
donnant des leçons aux amateurs. Les champions gagnent bien leur vie,
les autres nettement moins bien.
Au Japon, c'est la Nihon
Ki-in (Fédération Japonaise de Go) qui délivre le diplôme de
professionnel. On devient pro en participant à un tournoi permanent qui
rassemble tous les aspirants-pro (les insei).
La lutte est âpre.
Les professionnels du Go sont le principal sujet du manga.
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